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Nous ne cherchions pas vraiment. C’était une idée évoquée comme ça à l’apéro sur un coucher de soleil où on refaisait l’avenir.
Et pourtant, il a suffi d’une annonce et tout a basculé.
Voici comment, à Beaumes-de-Venise, au pied du Mont Ventoux, nous sommes tombés sur ce mas provençal… et comment il est devenu la Bergerie des Ocres.
Cinq minutes sur le Bon Coin et puis s’en va. Une annonce pour un mas provençal de charme qui apparaît et disparaît aussitôt. En vrai ça aurait pu en rester là.
C’est mal connaître Emilie qui a réussi à retrouver les coordonnées des propriétaires via les annonces… de location! Les agences à l’affût se sont ruées sur leur téléphone, les propriétaires ont retiré direct l’annonce du site.
Du coup, seuls particuliers à avoir contacté les vendeurs, nous y avons vu un premier signe. A part leur réseau d’anciens locataires, personne n’avait eu vent de l’annonce. Et quand Sophie nous a envoyé le dossier décrivant le domaine, je ressens un sentiment étrange. Ça a l’air trop beau, il se dégage une telle présence des photos du mas et de ses extérieurs. Différent de ce que nous avions parcouru sur les sites immobiliers. Nous avions regardé vite fait quelques annonces de mas en Provence mais là nous avions pour la première fois entre les mains un dossier de vente, décrivant un lieu magnifique où rocher, piscine et oliviers avaient la part belle.
Ce dont nous avions rêvé, sans imaginer que cela pouvait exister.
Et là, sur un coup de tête, lors de ce fameux week-end de février, nous sautons dans la 207 pour faire Lyon – Avignon. Une escale le vendredi soir chez mes parents que nous embarquons pour la première visite et nous arrivons à Beaumes-de-Venise samedi en début d’après midi, sous le soleil d’hiver (déjà chaud) de la Provence.
Le coin est joli, le mont Ventoux en ligne de mire pendant presque tout le trajet, puis un virage à gauche et les Dentelles de Montmirail se dressent devant nous, majestueuses… Même pas arrivés, déjà hypnotisés par le paysage.
Les vignes nous entourent, les cyprès défilent, nous prenons enfin le Chemin du Bosquet. Devant le portail ouvert, le palpitant monte d’un cran.
En entrant dans la propriété, le charme opère immédiatement. Malgré l’hiver, malgré les arbres nus. Nous découvrons un domaine accueillant, une maison charmante, baignée d’une jolie lumière sur les pierres ocres. Le simple fait de l’écrire me met les poils, de repenser à l’émotion ressentie alors.
Après 3h de visite, nos regards se croisent et ne laissent planer aucun doute. Nous sommes conquis. Notre projet, ce sera ici.
Immédiatement, nous nous sommes projetés, nous avons de suite vu déjà nos week-ends entre amis et nos vacances en famille, les espaces à partager et à profiter seul et bien accompagnés.
Le lendemain, sur la route qui nous ramène à Lyon, nous faisons un crochet (de 3h supplémentaires !) pour visiter à nouveau et nous imprégner du lieu.
Que ce soit le bosquet d’arbres typiques de la région, la piscine qui donne sur les vignes, la roche qui entoure la maison comme une protection, la source d’eau qui se faufile entre la pierre d’où jaillissent quelques roseaux ou encore l’oliveraie dans laquelle on se voit déjà ramasser les olives et faire notre huile: tout nous plaît!
Le coup de foudre de la première visite est confirmé.
En repartant vers le Nord par les petites routes de la Drome voisine, nos cerveaux sont en ébullition. Déjà la nuit avait été agitée, mais là nous sommes déjà dans la projection. Repensant à chaque détail, à chaque mot de notre discussion avec les propriétaires. Imaginant ce que ça ferait d’être les heureux propriétaires d’un charmant mas en Provence, un rêve que je caressais depuis de nombreuses années sans oser en parler… Cette Provence de mon enfance, chargée de souvenirs, ces sons et odeurs de garrigue si bien décrits dans les œuvres de Pagnol. Après de nombreuses années passées à l’étranger, le retour à la terre provençale. Ce pèlerinage régulier qui me permet (en tant que bon exilé parisien) de me ressourcer à chaque fois. De respirer ces effluves de lavande, thym et romarin. Et laisser vagabonder son esprit au son si caractéristique des cigales du sud de la France.
Nous avons commencé à imaginer les contours un peu flous d’un gite qui accueillerait familles et amis pour vivre de chouettes moments. Pour Emilie, c’était une envie presque inconsciente qui se concrétisait, elle qui a tant de fois organisé des week-ends ou des vacances entre amis. Cherchant à chaque fois la pépite, le gîte de charme qui saura accueillir les petits et grands groupes d’amis. Celui qui sort du lot, qui plaît grâce à son authenticité (et bien sûr aussi sa piscine).
Nous n’avions alors aucune certitude qu’une banque serait assez folle pour nous suivre sur ce projet pour que le rêve devienne réalité.
Mais nous n’avons jamais douté. Et nous l’avons fait.
Les planètes étaient alignées.

Nico & Emilie